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Trois états de la violence 2011 à Nantes - Psychologies / Foxoo
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Source : #7509 Publié le 24/03/11 | Vues : 90

Trois états de la violence 2011 à Nantes / Psychologies

Evènement passé.

Du 6 au 28 avril 2011 à Nantes (44).

L'université Pop' du lieu unique s'adresse à tous : curieux, passionnés ou néophytes. Aucune connaissance particulière n'est requise, seul le désir d'en savoir plus est sollicité. A partir d'un sujet de société ' cette saison la violence ' l'université Pop' Philo, propose en avril 2011 des pistes de réflexion pour nous permettre de mieux appréhender notre monde. Trois « états de la violence » sont ainsi abordés : Violence au travail, Violence de l'exclusion, Violence à l'école.


La violence commence là où cessent la pensée et le dialogue : elle est abus de force et de puissance, démesure proprement humaine. Mais la pensée naît aussi de ses relations à la violence : en dehors de la pensée, la violence est ce qui nous ôte la paix, l'expérience limite de la perte de soi, des habitudes et du monde établi ; ce qui nous force à penser et ce qu'il nous faut penser si nous voulons agir et reconstruire. Les visages de la violence sont multiples, nous en avons retenu trois, examinés par des penseurs contemporains : la violence au travail, la violence sociale, la violence à l'école. Quelle est la nature de ces violences ? Quelles en sont les origines et les finalités ? Comment et au nom de quoi les combattre ?

- Cours 1 : Les déchirures du travail, mercredi 6 avril 2011 à 18h30, par Danièle Linhart

Nous abordons cette thématique sous deux angles, d'une part la violence exercée par la modernisation managériale contre le travail, d'autre part, celle exercée contre les travailleurs.

Dans un premier temps, il s'agit de montrer qu'une dénaturation du travail est en marche. Le travail représente l'activité par laquelle chacun contribue à la société, consent à la faire perdurer à travers l'interdépendance qu'institue le travail marchand. C'est ainsi que la majorité des individus prend pied dans la société, s'y trouve légitimé, y conquiert un sentiment d'utilité. C'est ainsi que s'expérimente pour chacun la participation citoyenne. Or la modernisation managériale exige sur la base d'une individualisation systématique que chacun s'engage en tant que militant inconditionnel de son entreprise, et défende la cause de celle-ci, quelles qu'en soient sa valeur et son utilité, en échange d'une promesse de satisfaction narcissique au travail. On peut voir là un rétrécissement dramatique du périmètre d'implication subjective des salariés.

Dans un deuxième temps, il s'agit de mettre en évidence les violences faites aux salariés, dans les situations concrètes de travail : responsabilisation des salariés face à des objectifs fixés arbitrairement, non reconnaissance du travail réel, mise en concurrence systématique, déstabilisation des collectifs de travail, attaque en règle des métiers, mobilités imposées etc, à partir d'exemples concrets tirés d'enquêtes de terrain.

- Cours 2 : La violence des mots, mercredi 28 avril 2011 à 18h30, par Guillaume Le Blanc

"Je souhaite souligner dans mon intervention que l'on ne naît pas étranger mais qu'on le devient à partir d'une procédure qui commence par le langage. Là où l'on aime croire au noble étranger, exilé et libre car détaché de tout code social, il faut au contraire être attentif à la précarisation sociale des vies étrangères qui peut aboutir à l'exclusion et qui commence toujours par une sorte de désignation négative : mais quoi ce sont des étrangers et je ne suis pas comme eux. Ainsi l'étranger est créé comme quelqu'un d'autre, quelqu'un de forcément dissemblable dont la vie est par nature éloignée de la nôtre. C'est sous cette condition de violence langagière qu'une nation peut refuser à certaines vies des droits élémentaires sans lesquels aucune vie ne peut être menée".

- Cours 3 : La violence à l'école : quelle politique ? Mercredi 20 avril 2011 à 18h30, par Michel Terestchenko.

Selon une idée intuitive assez généralement admise, des sanctions, éventuellement pénales, sévères sont mieux à même de prémunir les comportements violents à l'école qu'une politique s'efforçant d'aider l'adolescent à développer des stratégies lui permettant, lorsque cela est encore possible, de rester lié ou de se relier, de façon positive, avec sa famille, son environnement et la société. Bien que la réponse « musclée » soit la plus facile à adopter ' surtout lorsqu'elle nourrit une rhétorique de l'autorité et de la « tolérance zéro » ' en réalité, des décennies de recherche montrent que c'est surtout une politique scolaire d'attention et d'aide aux plus défavorisés et aux plus vulnérables qui peut, à terme, réduire les conduites juvéniles antisociales. Or une pareille approche n'est nullement incompatible, bien au contraire, avec l'apprentissage des règles sociales et le respect de l'autorité, en sorte que rien ne justifie qu'on la taxe de « laxiste ».

Trois états de la violence
Les mercredis 6, 13 et 28 avril 2011 de 18h30 à 20h
Le Lieu Unique
Quai Ferdinand-Favre
44013 Nantes

Tél : 02 51 82 15 00
Fax : 02 40 20 20 12



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